Encrier "Tombeau de l'Empereur"

Bronze, époque Charles X

Encrier bonapartiste 
Le Tombeau de l'Empereur
Bronze patiné et doré au mercure
Epoque Charles X
Paris, vers 1830
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10,2 x 6 x 10 [L x P x H]
1375 g 
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Très bel état général
Un petit choc à un angle et une petite bosse au socle, sous le tombeau
Si la sablière est bien complète, il manque l'encrier et un support de plume
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Posé sur quatre pattes de lion en bronze doré, l'encrier prend la forme d'un sarcophage à l'antique, au couvercle orné d'un mascaron et du N impérial.
Une lourde console amovible en bronze patiné reçoit les instruments d'écriture, dont une sablière à couvercle ajouré en bronze doré et un support à plume, en bronze doré également. Il manque un second support ainsi que le godet pour l'encre.
Sous cette console, qui s'ajuste parfaitement au sarcophage, une petite plaque en laiton doré à prise en bouton révèle un gisant de l'Empereur, en bronze doré, couché dans un cercueil de bronze patiné, lui aussi amovible. L'Empereur, coiffé de son célèbre chapeau et vêtu de son uniforme de colonel de chasseurs à cheval de la Garde, arbore ses décorations (plaque de grand croix, croix pendante d'officier et grand cordon de la Légion d'honneur); à moitié drapé dans son manteau, il porte l'épée au côté gauche.
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Ce très bel objet, de qualité lourde (il pèse 1375g!), peut être daté entre la mort de Napoléon en 1821 et le retour des cendres à Paris, en 1840. En effet, on connaît des encriers qui reprennent exactement la forme du tombeau de Visconti, et qui sont donc postérieurs à la construction du monument, achevé en 1861 – ils datent donc en général du Second Empire. Le nôtre évoque plutôt l'idée du Tombeau, comme elle a éte caressée par les bonapartistes pendant plus de vingt ans, en reprenant des canons esthétiques antiquisants.
La très grande qualité d'exécution, de dorure et de patine est tout à fait caractéristique de la Restauration.

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